Archive de la catégorie ‘Non classé’

ALI et MOHAMED

Mercredi 23 mai 2007
MessageSujet: Ali & Mohamed nous expliquent    Répondre en citant Editer/Supprimer ce message Supprimer ce message Voir l’adresse IP du posteur

Suite à l’affaire de Castelsarrazin, les « petits cons » expliquent que s’ils ont renversé la dame agée, c’est la faute aux gendarmes !http://www.dailymotion.com/video/x21rkc_on-a-renverse-la-vieille-a-cause-de

Xavier Bertrand s’engage à défiscaliser le travail des étudiants

Mercredi 23 mai 2007

Xavier Bertrand s’engage à défiscaliser le travail des étudiants

PARIS (Reuters) – Le nouveau ministre français du Travail s’est engagé à examiner au cours de l’été la défiscalisation du travail des étudiants, et pas seulement « les jobs d’été ».

Xavier Bertrand a aussi promis sur Canal+ que la question des heures supplémentaires serait examinée prochainement ainsi que celle du service minimum dans les transports.

Il s’attaquera, a-t-il dit, au dossier des retraites « au début de l’année 2008″.

« Le sujet de l’été, c’est la défiscalisation du travail étudiant. Pas seulement les jobs d’été. Les étudiants qui aujourd’hui ont un boulot payent des impôts dessus. Mais on a toujours peur que ça fasse tomber l’allocation-logement ou les bourses. On veut justement avoir la clarté là-dessus et défiscaliser complètement », a dit Xavier Bertrand.

Evoquant la question du service minimum, « un dossier important », il a précisé : « On va travailler avec Dominique Bussereau, le secrétaire d’Etat chargé des Transports, qui a été nommé dès maintenant sans attendre le lendemain des élections législatives ».

« Je refuse par principe que l’on me dise que c’est impossible », a prévenu le ministre du Travail, assurant « nous sommes déterminés à réformer ».

« Il y a bien sûr, le temps de la pédagogie, de la concertation, du dialogue », a-t-il souligné, considérant qu’à « un moment donné, il y a le temps de la décision ».

« La feuille de route, elle est simple: tenir tous les engagements. Elle est claire, elle est nette, elle est ambitieuse », a dit Xavier Bertrand, l’un des porte-parole du candidat Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle.

Juppé juge qu’il n’a pas de solution énergétique sans nucléaire

Mercredi 23 mai 2007

Juppé juge qu’il n’a pas de solution énergétique sans nucléaire

PARIS (Reuters) – Alain Juppé juge qu’il n’y a pas de solution énergétique en France sans nucléaire et il se prononce pour la mise en oeuvre du programme EPR.

« Il n’y a pas de solution en matière énergétique dans les années qui viennent sans poursuite de l’équipement de la France en centrales électro-nucléaires », a dit le nouveau ministre de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.

« Il faut donc mettre en oeuvre le programme de centrales de la troisième génération, tout en préparant la quatrième génération », a-t-il poursuivi.

Dans un communiqué, le mouvement écologique « Sortir du nucléaire » a accusé dimanche le gouvernement de l’exclure des consultations prévues lundi à l’Elysée avec des ONG et des experts, avant la tenue d’un « Grenelle de l’environnement » à l’automne prochain.

L’organisation, qui rassemble plus de 750 associations écologistes, réclame l’annulation d’un décret autorisant EDF à construire la première centrale nucléaire de type EPR (à eau pressurisée) à Flamanville (Manche). La mise en service est prévue en 2012.

CE QUE JE CROIS

Mercredi 23 mai 2007

Je crois, d’abord et avant tout, à la France et aux Français. Notre pays n’est pas seulement grand par son histoire : il est grand aussi par ses capacités. Les Français ont montré qu’ils savaient réussir dans le monde d’aujourd’hui. Ils font partie des peuples qui connaissent le mieux les autres pays du monde et qui y voyagent le plus. Ils se sont parfaitement adaptés à l’ère Internet. Ils ont créé des entreprises de premier ordre dans les domaines les plus pointus ; beaucoup de ces entreprises sont aujourd’hui des championnes mondiales. Enfin, malgré leurs différences, les Français ont toujours eu la générosité de ne pas abandonner à leur sort les plus faibles d’entre eux.

Je crois à la confiance et au respect de chacun. La France est pleine de talents qui ne parviennent pas à s’épanouir, parce qu’on ne leur fait pas confiance et qu’on ne leur donne pas le respect qu’ils méritent. Je veux que les talents des jeunes et des minorités soient respectés. Je veux que les femmes aient réellement les mêmes chances que les hommes. Je veux que ceux qui sont parvenus par eux-mêmes à l’excellence réussissent aussi bien que ceux qui ont fait les meilleures écoles à vingt ans.

Je crois au travail et à sa récompense. Dans une société juste, les distinctions entre les citoyens ne doivent pas dépendre de leur naissance, de la couleur de leur peau ou d’études lointaines : c’est le travail fourni qui doit être le critére de la réussite. Ceux qui veulent travailler plus doivent pouvoir gagner plus. Ils doivent pouvoir conserver le fruit de leurs efforts et l’utiliser pour préparer l’avenir de leur famille.

Je crois à la solidarité avec les plus faibles. Il peut arriver à chacun d’entre nous d’être, à un moment ou un autre, dans une situation difficile. La solidarité nationale doit continuer à jouer pour qu’une mauvaise passe ne se transforme pas en exclusion durable. Ceux qui veulent sortir de la précarité doivent pouvoir compter sur l’entier soutien de la communauté.

Je crois au pouvoir de la vérité. Les Français savent qu’il faut travailler plus, et non pas moins, pour s’enrichir. Ils savent qu’on ne pourra intégrer les immigrés qu’en contrôlant efficacement nos frontières. Ils savent bien, parce qu’ils en font l’expérience tous les jours, que notre droit du travail multiplie les obstacles à l’emploi et que notre Etat a besoin de réformes profondes. Ils savent que si on abaisse le niveau des diplômes, cela nuira aux élèves et aux étudiants au lieu de les aider. Enfin, ils savent que les délinquants ne cesseront de nuire que s’ils sont réprimés. Il faut avoir l’honnêteté de dire ces vérités pour pouvoir, ensuite, faire les réformes dont le pays a besoin.

Je crois au mouvement. Dans un monde qui change sans cesse, la France ne peut pas vouloir rester immobile. Nous devons améliorer notre éducation nationale, notre marché du logement, notre droit du travail, notre justice, notre fiscalité. Nous devons adapter nos institutions, en renforçant les contre-pouvoirs qui font la force d’une démocratie robuste. Nous devons rapprocher les discours politiques des préoccupations du peuple français. Il n’y a pas d’avenir à répéter les vieilles recettes qui ont toujours échoué.

Je crois à une France respectée dans le monde. Dans les années qui viennent, la France sera confrontée à des choix majeurs en politique internationale. Nous devrons poursuivre la construction de l’Europe dans le respect des peuples qui la composent. Nous devrons mieux prendre en compte l’émergence de nouvelles puissances : la Chine, l’Inde, la Russie, le Brésil. Enfin, nous devrons jouer tout notre rôle dans la lutte contre le terrorisme mondial. La France devra défendre ses intérêts dans un monde plus complexe, avec fermeté mais sans postures inutiles.

Je crois que tout peut devenir possible. Les Français veulent le changement et ont tous les atouts pour le construire. Les services publics réformés peuvent devenir des acteurs de ce mouvement. Avec l’appui de tous les Français, la promotion sociale, le droit à la propriété, une meilleure école pour les enfants, un meilleur salaire pour soi, une réelle égalité entre hommes et femmes, peuvent redevenir des objectifs atteignables pour chacun. Alors, les Français retrouveront le goût de vivre ensemble et la France sera, de nouveau, un exemple pour le monde.

LE PROJET DE SARKOZY

Mercredi 23 mai 2007

Mon projet : ensemble tout devient possible
(les 15 points de mon projet )

1. Mettre fin à l’impuissance publique
2. Une démocratie irréprochable
3. Vaincre le chômage
4. Réhabiliter le travail
5. Augmenter le pouvoir d’achat
6. L’Europe doit protéger dans la mondialisation
7. Répondre à l’urgence du développement durable
8. Permettre à tous les Français d’être propriétaires de leur logement
9. Transmettre les repères de l’autorité, du respect et du mérite
10. Une école qui garantit la réussite de tous les élèves
11. Mettre l’enseignement supérieur et la recherche au niveau des meilleurs mondiaux
12. Sortir les quartiers difficiles de l’engrenage de la violence et de la relégation
13. Maîtriser l’immigration
14. De grandes politiques de solidarité, fraternelles et responsables
15. Fiers d’être français

une réforme de l’hôpital

Mercredi 23 mai 2007

Nicolas Sarkozy annonce une réforme de l’hôpital

Le chef de l’Etat a préconisé mardi de « réformer la carte hospitalière, l’organisation de l’hôpital » pour répondre au « malaise » du secteur hospitalier.

Bertrand tient ferme sur le lundi de Pentecôte

Mercredi 23 mai 2007
Bertrand tient ferme sur le lundi de Pentecôte Bertrand tient ferme sur le lundi de Pentecôte   dans Non classé x
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TF1-LCI, Xavier Bertrand
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2209841« En aucun cas le principe du lundi de Pentecôte travaillé ne sera remis en cause », assure Xavier Bertrand, alors que FO réclame le retrait du dispositif.

2209841Il annonce toutefois qu’une évaluation aura lieu cette année « pour faire le point sur les modalités d’application » de la Journée dite de « solidarité ».

Pas de concession sur le fond… mais de possibles aménagements sur la forme. A quelques jours de la date fatidique, et face à une polémique toujours prête à se rouvrir, le ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité, Xavier Bertrand, assure « qu’en aucun cas le principe (du lundi de Pentecôte travaillé) ne sera remis en cause« .

Annonce faite dans une interview au Parisien, alors que Force ouvrière a réclamé, lundi, le retrait du dispositif, en vigueur depuis trois ans. Selon FO, ce dispositif est « très injuste et ne repose que sur les salariés« . Et le syndicat a prévenu qu’il apportait « d’ores et déjà son soutien à toutes les initiatives (…) visant à rétablir les salariés dans leurs droits et en particulier le droit aux congés et au salaire pour tout travail effectué« .

« On n’a pas refait le coup de la vignette auto »

La Journée dite de « solidarité » avait été créée pour financer la dépendance des personnes âgées et handicapées, après la canicule de 2003 et ses 15.000 morts, qui avaient révélé les carences en matière de prise en charge des personnes âgées en France. Travaillée mais non rémunérée, cette journée permet de dégager deux milliards d’euros par an pour aider au financement de mesures en faveur des personnes dépendantes, âgées ou handicapées. Et, souligne Xavier Bertrand, « la Cour des comptes a constaté dans un rapport que chaque euro rapporté par cette mesure a été versé pour la dépendance« .

« Les Français doivent le savoir : on ne leur a pas refait le coup de la vignette auto« , a insisté le ministre, qui a également annoncé qu’une évaluation aurait lieu cette année au lendemain du lundi de Pentecôte « pour faire le point sur les modalités d’application et voir ce qui peut être amélioré« .

Une assurance qui n’a pas empêché la Fnath, association regroupant des « accidentés de la vie« , de demander au gouvernement de « réformer en profondeur » la politique de prise en charge de la dépendance, qui selon elle « ne peut se limiter au maintien du jour férié travaillé« .

Une usine prépare une fermeture en catimini

Mercredi 23 mai 2007
Une usine prépare une fermeture en catimini Une usine prépare une fermeture en catimini   dans Non classé x
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TF1/LCI Nexans
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2209841La direction de la filiale de Nexans, fabricant français de câble, reconnaît avoir évacué des produits « pour garantir l’approvisionnement des clients ».

2209841Les syndicats maintiennent que des « petites machines » utilisées par les ouvriers avaient été déménagées pendant le week-end en même temps que les stocks

Que se passe-t-il à l’usine de Nexans Harnesses en Belgique ? Mardi matin, les syndicats de cette filiale du fabricant français de câble accusent la direction d’avoir vidé leur usine de ses machines pendant le week-end. Quelques heures plus tard, la direction reconnaît avoir mis une partie de ses stocks à l’abri « pour garantir l’approvisionnement des clients » mais dément avoir caché ses machines.

Les salariés ont en outre appris mardi après midi, que la production du site belge de Nexans sera transférée vers une usine du groupe en Slovaquie. Et c’est pour préparer cette fermeture que la direction a profité du week-end pour agir discrètement : « Nous n’avions pas le choix. Si on ne le faisait pas, il y avait le risque que tout soit bloqué et que les clients ne soient pas servis. C’est comme ça que cela se passe en Belgique« , a affirmé Stefan Krumm, son directeur. Selon lui, le personnel qui le souhaite peut continuer à travailler, du matériel ayant été rapporté à l’usine et de nouveaux ordres de fabrication ayant été lancé mardi.

Scandaleuse et illégale

Mais les syndicats n’en démordent pas. Mardi après midi, Guy Daneel a maintenu que des « petites machines » utilisées par les ouvriers avaient été déménagées pendant le week-end en même temps que les stocks, qualifiant cette situation de « scandaleuse » et d’illégale. Il a ajouté que les nouveaux ordres de fabrication ne fournissaient de l’emploi qu’à une poignée d’ouvriers.

Quoiqu’il en soit, une chose est certaine : le changement d’organisation devrait s’accompagner de la disparition de quelque 70 postes d’ouvriers sur les 94 emplois que compte Nexans Harnesses.

L’UFC réclame 11,5 milliards aux banques

Mercredi 23 mai 2007
L’UFC réclame 11,5 milliards aux banques L'UFC réclame 11,5 milliards aux banques dans Non classé x
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euro billet argent piece
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2209841L’association accuse les banques d’avoir détourné cette somme au détriment de leurs clients ayant contracté des emprunts.

2209841L’UFC-Que choisir a déjà saisi la justice contre la Caisse d’Epargne

L’action en justice, lancée il y a moins d’un mois par un particulier qu’accompagne l’UFC-Que choisir, vise pour l’heure la Caisse d’Epargne Ecureuil et la CNP (Caisse nationale de prévoyance); mais potentiellement, toutes les banques pourraient être concernées. L’association de consommateurs accuse en effet les établissements bancaires de détournement des participations bénéficiaires des contrats d’assurance emprunteur. La somme en jeu donne le vertige : 11,5 milliards d’euros depuis dix ans, selon une évaluation de l’UFC-Que choisir.

« Les banques connaissent parfaitement le problème, assure Jean-Paul Geai, rédacteur en chef de la revue Que Choisir, joint par LCI.fr. J’ai eu en main des notes internes qui montrent que beaucoup redoutent une action en justice. Certaines ont déjà provisionné des sommes assez colossales pour le cas où elles seraient condamnées« . Outre l’action judiciaire, l’UFC prévoit de diffuser une lettre-type, destinée à tous les clients de banques ayant souscrit un emprunt et qui voudraient réclamer auprès des groupes d’assurance la participation aux bénéfices à laquelle ils ont droit.

Un passage obligé pour obtenir un prêt

L’assurance emprunteur garantit le remboursement du crédit contracté en cas de décès de l’emprunteur. Elle est le plus souvent complétée par des garanties couvrant les risques d’incapacité, d’invalidité et éventuellement de perte d’emploi. Souscrire une telle assurance est généralement le passage obligé pour obtenir un prêt. Et bien qu’il n’y ait pas d’obligation légale, les établissements de crédit demandent le plus souvent à leurs clients d’adhérer à une assurance collective.

Les primes versées par les emprunteurs et destinées à couvrir les risques de non remboursement sont placées par les compagnies d’assurance. Ce qui génère des bénéfices. Et lorsque le tout excède fortement les sinistres à payer, la loi prévoit que ce trop-perçu soit reversé aux assurés. Or, « les compagnies d’assurance jouent le jeu en reversant les bénéfices aux banques, mais celles-ci se gardent bien d’en faire bénéficier les assurés« , assure Jean-Paul Geai.

Un décret pris dans la précipitation

Jusqu’à récemment, les banques utilisaient à leur profit une imprécision juridique. Le principe de la participation des assurés aux bénéfices techniques et financiers réalisés par les compagnies d’assurance est défini par l’article A.331-3 du Code des assurances ; mais les établissements bancaires s’appuyaient derrière un décret d’application qui en restreignait la portée. « L’affaire est remontée jusqu’au Conseil d’Etat, qui a souligné dans un avis que ce décret devait être modifié« , détaille Jean-Paul Geai. « D’où un nouvel arrêté pris dans la précipitation pour régler le problème« .

Cet arrêté du 23 avril dernier prévoit la redistribution aux assurés d’une partie (supérieure à 85%) de ces bénéfices techniques et financiers. Mais ce texte, estime l’UFC-Que choisir, ne règle rien : « nous savons pertinemment que les banques et les assurances vont s’entendre, comme cela est déjà le cas, pour transformer les sommes qu’elles se versaient au titre de la participation aux bénéfices en commissions extravagantes« , écrit l’association dans une lettre ouverte à Jean-Louis Borloo. « En outre, (ce texte) ne résout pas la situation des assurés qui se sont vus, ces vingt dernières années, spoliés de leur participation aux bénéfices« .

Et les réactions du secteur bancaire ne se sont pas fait attendre. La Fédération bancaire française (FBF), qui juge « inacceptable » les accusations d’UFC-Que Choisir, assure que « banquiers et assureurs respectent la loi et la réglementation  en vigueur« , les textes excluant l’assurance groupe décès du régime de  participation aux bénéfices. Le groupe Caisse d’Epargne, directement mis en cause, estime lui agir   »en totale conformité« , confirmant « les conditions légales dans lesquelles ces assurances sont gérées« . L’Ecureuil, qui « s’étonne de la concentration des attaques à son encontre »  souligne qu’il « fera valoir ses positions« . La Caisse nationale de prévoyance n’a elle pas encore réagi aux accusations d’UFC.

Carrefour menacé d’une amende record

Mercredi 23 mai 2007
Carrefour menacé d’une amende record Carrefour menacé d'une amende record dans Non classé x
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Carrefour enseigne distribution magasin
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2209841Le parquet a requis mardi 4,8 millions d’euros d’amende contre l’enseigne, poursuivie pour des affaires de publicité mensongère et de vente à perte.

2209841Carrefour risque 17 millions d’euros d’amende.

Mardi soir, le parquet a requis 4,8 millions d’euros d’amende contre Carrefour, qui comparaît devant le tribunal correctionnel d’Evry (Essonne) pour quatre dossiers de publicité mensongère, un dossier de reventes à perte et un dossier de coopération commerciale. La substitut du procureur, a également requis l’affichage du jugement à chacune des caisses des magasins de l’enseigne.

Entre 2003 et 2005, l’enseigne a fait de la publicité pour des produits disponibles en quantité insuffisante, sans les caractéristiques vantées au catalogue ou bien vendus à un prix différent du montant annoncé. Dans un catalogue tiré à 18 millions d’exemplaires, deux marques de champagne premier cru étaient vendues entre 15 et 18 euros. La moitié de ce prix était remboursée en magasin dans le cadre d’un programme de fidélité. Mais les produits en question n’étaient plus disponibles dans certains hypermarchés dès le premier jour de l’opération.

Cette publicité mensongère aurait aussi porté sur des congélateurs et des climatiseurs que l’enseigne a vendus en 2004. La loi interdit les messages publicitaires comportant des « allégations, indications ou présentations fausses ou de nature à induire en erreur » le consommateur.

Champagne de marque et nourriture pour chiens

Une quinzaine d’hypermarchés Carrefour auraient également vendu à perte plusieurs produits de grande consommation : du champagne de marque réputée aux produits ménagers, en passant par la nourriture pour chiens et chats… Tous ces articles auraient été vendus pour un montant inférieur à leur prix d’achat, ce qui est interdit par le code de commerce. L’enseigne est par ailleurs poursuivie pour des contrats trop ambigus passés avec des partenaires commerciaux. Ces accords de coopération commerciale concernent des opérations spéciales visant à mettre en valeur certains produits. Carrefour et sa centrale d’achat Interdis auraient établi une trentaine de contrats trop peu précis avec certains fournisseurs, entre décembre 2005 et mars 2006.

La justice s’est saisie de ces dossiers après la plainte de consommateurs. Les services départementaux de la répression des fraudes ont également signalé ces anomalies à la suite de contrôles. L’enseigne de distribution encourt plus de 17 millions d’euros d’amende, et une publicité peu flatteuse.

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